Numéro Automne/Hiver 2025/2026 du Bahá’í Canada

| 2025/12/19

 

2026 Fall Winter Issue Cover FrenchLe titre de ce numéro, «Une communauté fortifiée », est tiré du message que la Maison de justice a envoyé le 30 décembre 2021 aux corps continentaux de conseillers, dans lequel elle écrit : «D’ici la fin de la nouvelle série de Plans récemment lancée, la communauté bahá’íe devra avoir acquis des capacités qu’on peut à peine entrevoir à l’heure actuelle. » La Maison de justice encourage ensuite les conseillers à explorer « ce qui est nécessaire pour donner naissance à une communauté bahá’íe aussi renforcée ».

À mi-parcours de cette entreprise de neuf ans, la communauté bahá’íe canadienne a beaucoup appris. Comme l’a écrit l’Assemblée nationale dans son message du 25 novembre 2025, «Dans un quartier après l’autre, des communautés dynamiques émergent aujourd’hui de graines autrefois minuscules, qu’elles aient été une première conversation avec un voisin, une première réunion de prière, un premier rassemblement de mères ou un premier groupe de jeunes qui se lèvent pour servir les plus jeunes ».

Une communauté renforcée est à la fois une protection contre les forces sociales néfastes et un milieu imprégné de substances spirituelles nourrissantes. À mesure que de plus en plus d’individus et de communautés intègrent la Parole de Dieu, cet élixir divin, dans leur vie individuelle et collective, plus on observe les signes d’une transformation positive. En effet, prier ensemble, s’abstenir de médire, éduquer les enfants pour qu’ils deviennent des personnes nobles et droites : toutes ces actions contribuent au renforcement des communautés.

L’article vedette de ce numéro, «Dans le quartier Arbor Glen de Toronto, on se préoccupe des enfants, car ils sont le plus précieux trésor de la communauté », met en lumière la manière dont une telle communauté s’est développée. Dans ce quartier de Toronto, un simple cours pour enfants lancé il y a près de dix ans s’est transformé en un processus dans lequel 600 personnes dialoguent et émergent en tant qu’acteurs. Le processus de l’institut a fourni un ensemble de concepts cohérents grâce auxquels les membres des familles parviennent à réaliser leurs aspirations, à surmonter les défis et à se rapprocher les uns des autres.

Dans la section « Épisodes de l’histoire de la Foi », Rhonda Gossen examine l’ouvrage de Paul Hanley intitule «‘Adasiyyíh: The Story of ‘Abdu’l-Bahá’s Model Farming Community » (Adasiyyíh: l’histoire de la communauté agricole modèle fondée par ‘Abdu’l-Bahá). Son analyse met en évidence le renforcement d’une communauté. ‘Abdu’l-Bahá a acheté une terre en Jordanie qui était aride et couverte de buissons épineux. Il l’a confié à une communauté d’agriculteurs qui ont mis en oeuvre des techniques de ce qu’on appelle aujourd’hui l’agriculture régénérative. Grâce à leur détermination, le sol a produit une grande diversité de récoltes. Cette communauté est devenue un modèle pour d’autres dans la région et, comme on le sait, les céréales acheminées depuis ‘Adasiyyíh ont permis de préserver de la famille de nombreux habitants de Haïfa et de ‘Akká pendant la Première Guerre mondiale.

Dans l’article «Du Canada au Maroc : un parcours de confirmations », Núr Elmasri partage son expérience en tant que pionnier à l’étranger. Il a d’abord suivi une formation en Jordanie, puis il est arrivé à son poste actuel au Maroc. L’article met en évidence le fait que, dans le Plan de neuf ans, le rôle de pionnier permet de transmettre des informations sur le processus éducatif d’une communauté à l’autre, dans le monde entier, et qu’il profite autant aux communautés qui envoient un pionnier qu’à celles qui en accueillent un.

Un autre article se concentre sur une récente exposition d’art multimédia à Aurora, en Ontario. L’exposition, nommée « SABZEH» (« pousses », en persan), comme l’expérience d’Arbor Glen, est née d’une idée qui s’est développée à mesure que des artistes se sont joints au projet. Ils ont interprété le concept de croissance au moyen du son, des arts textiles, de la danse et des arts visuels. L’exposition s’est également inspire de la campagne #OurStoryisOne, qui rend hommage aux femmes bahá’íes martyrisées en Iran uniquement pour leur foi.

Finalement, le poème « L’aube de l’unité » de Robin Ker parle du Báb et de Bahá’u’lláh. Ces deux figures unissent les coeurs de la communauté mondiale bahá’íe en pleine expansion. Leur message nous donne une vie et un but spirituels.

Numéro Automne/Hiver 2025/2026

Mots-clés: , ,

Category: Revue

Les commentaires sont fermés.