Réflexions du groupe d’intérêt spécial sur les études autochtones

| 30 juin 2026

La 50conférence annuelle de l’Association d’études bahá’íes a permis à un groupe d’intérêt spécial de dresser un bilan de ses activités au cours des dernières années.

Récemment, le groupe d’intérêt spécial « Études autochtones » a récemment pris le temps de s’arrêter et de réfléchir aux connaissances acquises lors d’une démarche de recherche et de consultation qui s’est étalée sur plusieurs années. Ces groupes d’intérêt spécial organisent souvent des séances en ligne. Ils font partie des projets collaboratifs de l’Association d’études bahá’íes pour développer les compétences des individus et des groupes à contribuer au discours professionnel et universitaire dans une optique bahá’íe.

Ces groupes choisissent et lisent des textes qui contribuent à une compréhension commune d’un discours et servent de point d’entrée pour examiner les suppositions implicites grâce à un cadre conceptuel bahá’í. L’un des constats marquants au début de nos séances de travail a été la faible connaissance de nombreux participants de la réalité des Premières Nations au Canada d’aujourd’hui. Cette prise de conscience a servi de catalyseur pour un véritable apprentissage, car nous avons compris l’importance de faire preuve d’humilité et de réévaluer nos propres hypothèses dans notre quête de connaissance.

Le groupe « Études autochtones », composé de personnes provenant de divers milieux professionnels, a tenu une réunion. Les participants provenaient de tout le Canada, de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique, ainsi que du Groenland et des États-Unis. Tous ont pu s’impliquer en profondeur dans une discussion sur des questions importantes concernant l’histoire, les cultures, la spiritualité des peuples autochtones, ainsi que sur la vérité et la réconciliation, en veillant à ce que chacun au sein du groupe puisse s’exprimer.

Le groupe a lu des ouvrages documentaires, des mémoires et des romans. Notre parcours a été guidé par des ouvrages tels que Look to the Mountain : An Ecology of Indigenous Education du Dr Gregory Cajete; Our Story: Aboriginal Voices on Canada’s Past; Five Little Indians de Michelle Good; et One Native Life de Richard Wagamese. Ces récits, tirés d’expériences personnelles, ont permis des échanges réfléchis et empreints de compassion, aidant les participants à dépasser l’opposition « nous » et « eux » pour atteindre une prise de conscience plus profonde de notre humanité partagée.

Nous avons également examiné l’importance cruciale de l’éducation pour les jeunes générations. Les participants ont reconnu que la vérité et la réconciliation doivent passer par le fait d’aider les préjeunes à appréhender la réalité de leurs communautés avec clarté et compassion. Cela a donné lieu à la formation d’un groupe de lecture en ligne, destiné aux préjeunes, et consacré à Braiding Sweetgrass for Young Adults de Robin Wall Kimmerer, adapté par Monique Gray Smith.

Pendant ses discussions, les Écrits bahá’ís et les directives de la Maison universelle de justice servent de toile de fond essentiel. Les participants en viennent progressivement à concevoir la vérité et la réconciliation comme un processus en évolution permanente qui exige un effort commun sur plusieurs générations. Cela s’inscrit dans la lignée des Écrits bahá’ís, qui voient le changement social comme un processus permanent exigeant la participation de trois acteurs clés : l’individu, la communauté et les institutions.

L’expression artistique – qu’elle soit narrative, poétique, visuelle, cinématographique ou scénique – a permis aux participants d’aborder plus en profondeur les questions de mémoire, d’expérience et de réconciliation. L’art a ouvert la voie à l’empathie et à la compréhension qui ont complété la discussion intellectuelle et enrichi le processus de réflexion.

Après avoir réfléchi en groupe, nous avons identifié plusieurs pistes à explorer pour élaborer un plan d’action personnel en faveur de la réconciliation : chacun d’entre nous peut élargir son cercle en participant à des évènements culturels ou autres organisés par des communautés autochtones, dans les réserves, dans les centres d’amitié et dans les cafés. La créativité est ici essentielle ! Dans ces endroits, avec une réelle détermination à être attentifs, nous pouvons entamer des échanges et agir en conséquence des connaissances acquises.

Nous souhaitons que de nombreuses personnes, familles et communautés à travers le Canada se penchent sur l’idée de rejoindre ou de lancer des groupes d’étude semblables. Même de petits cercles d’amis qui se rencontrent régulièrement pour partager des idées, discuter et lire peuvent considérablement améliorer la compréhension mutuelle et renforcer le sentiment d’unité. Dans une ère où la réconciliation nécessite à la fois connaissance et engagement, ces lieux de discussion commune peuvent nous permettre de progresser ensemble – de cœur à cœur et d’esprit à esprit.

Selon un aîné autochtone participant : « Bien sûr, le baume à nos souffrances se trouve dans les Écrits. Parfois, il est utile d’avoir le point de vue d’une autre personne sur la manière d’appliquer ce baume. Avons-nous besoin d’une touche légère, ou d’une application généreuse ? »

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Category: Community life, Non classifié(e)

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