Des jeunes renforcent leurs liens d’amitié grâce à la cuisine

| 4 mars 2026

Dans le quartier Ruddington à Toronto, en Ontario, un jeune raconte comment, en plus de leurs réunions hebdomadaires pour le programme d’autonomisation spirituelle des préjeunes, un groupe d’amis crée une dynamique de vie communautaire centrée sur le service.

Après un été rempli d’activités dans le quartier, nous avons cherché de nouvelles façons de garder les jeunes occupés. En effet, ces derniers ont tendance à socialiser avec leurs pairs en dehors du quartier ou à passer du temps sur les réseaux sociaux. Étant donné que le maintien des groupes de préjeunes dépend de la manière dont les animateurs intègrent des activités artistiques, des interactions sociales et des projets de service à l’étude des manuels, cela est devenu un sujet de consultation.

L’objectif visait à créer un lieu où les préjeunes pourraient socialiser plus librement, interagir avec des jeunes plus âgés et, éventuellement, acquérir des compétences utiles dans la vie. Après avoir demandé aux préjeunes ce qui les intéressait, plusieurs idées ont émergé, et la plus populaire a été de cuisiner ensemble.

Le groupe culinaire est composé de deux étudiants universitaires, d’un étudiant du secondaire servant d’animateur pour les préjeunes ainsi que d’un autre jeune du secondaire enseignant aux enfants, et de six préjeunes. Chaque semaine, tout le monde se réunit dans l’un des immeubles pour cuisiner, puis se rassemble pour une courte prière. Car, qu’est-ce qu’une réunion sans prière ? Les préjeunes choisissent leurs propres prières, souvent dans différentes langues, et mènent les dévotions.

Jusqu’à présent, nous avons préparé des lasagnes, des burritos, une tarte aux pommes, du tteokbokki (un gâteau de riz sauté coréen), du kebab persan et du riz, des pâtisseries persanes au miel et au safran, des sablés et un pâté chinois. Au fil du temps, il est devenu évident que le fait de garder le groupe petit garantissait une collaboration plus harmonieuse dans la cuisine. En effet, avoir trop de chefs dans la cuisine était synonyme de désastre.

Les jeunes ont l’intention de cuisiner ensemble pour rompre leur jeûne ce mois-ci, ce qui confère à cette activité une importance particulière.

Les préjeunes et les jeunes font des efforts constants pour assister aux séances de cuisine, parfois plus que pour participer à leurs propres groupes de préjeunes ! L’espace proposait un environnement propice à l’échange d’idées et de conseils entre jeunes de tous âges, tirés de leurs expériences personnelles, dans une atmosphère apaisante et accueillante, exempte de toute pression parentale ou de leurs camarades. Les conversations tournent facilement autour de l’école et d’autres sujets, car les jeunes fréquentent les mêmes écoles que les préjeunes. Les échanges sont fructueux et les préjeunes et les jeunes tissent des liens de manière inattendue. La proximité relative d’âge entre les animateurs et les préjeunes favorise une relation plus profonde. Bien que les sessions d’études pour les préjeunes offrent une structure importante, l’espace de cuisine procure une intimité unique.

La participation aux groupes d’études hebdomadaires s’est également améliorée. Les préjeunes s’y rendent plus souvent et s’engagent davantage dans les discussions. Parfois, après avoir cuisiné, l’espace permet également aux préjeunes de rattraper les cours manqués.

Progressivement, les parents se sont pris d’intérêt pour notre projet culinaire et ont formulé des idées sur la façon dont nous pouvions être utiles. Un parent d’un des préjeunes a suggéré que, au lieu de préparer de la nourriture seulement pour nous, nous pourrions en profiter pour cuisiner des gâteries pour nos voisins.

La mère d’un des jeunes a trouvé une recette de biscuits sablés, a demandé à son mari de l’imprimer pour les jeunes et a préparé des étiquettes pour les ingrédients à mettre dans les sachets de friandises. Nous avons mis cette idée à l’essai un samedi en préparant environ trois douzaines de biscuits et en les distribuant aux voisins de l’immeuble. Tous ceux qui ont reçu cette visite imprévue ont apprécié cette surprise et cette visite impromptue.

Deux semaines plus tard, nous avons renouvelé l’expérience, cette fois avec la mère d’un enfant de la classe des enfants. La mère d’un des préjeunes était également présente pour apprendre la recette. Elles ont toutes deux aidé à préparer des friandises de type baklava. Cette fois, nous avons demandé à nos voisins : « Connaissez-vous quelqu’un à qui vous aimeriez offrir un biscuit ? » Quelques parents se sont joints à nous pour distribuer des biscuits à des familles inconnues jusqu’alors. Cette question a donné lieu à de nouvelles occasions de renforcer les liens. Ce jour-là, nous avons rapidement consommé toutes nos réserves de gourmandises !

L’initiative continue d’évoluer et a été un excellent processus d’apprentissage. Bien sûr, tout le monde n’est pas toujours disponible, car les participants sont des étudiants, et il est parfois nécessaire d’ajuster les horaires. Le programme pour les préjeunes ne se limite pas aux séances d’étude ; il inclut également des interactions sociales qui l’enrichissent et qui renforcent les liens entre les jeunes et les préjeunes. Outre la prière commune, cette initiative met vraiment en évidence le pouvoir transformateur du programme d’autonomisation spirituelle des préjeunes. Grâce à des activités simples, mais significatives, cet espace a ouvert des opportunités uniques pour des échanges. Nous espérons qu’il deviendra encore plus fécond à l’avenir alors que nous nous lancerons dans des actions de service plus complexes.

– Amin Paltoo

Mots-clés: , ,

Category: Community life

Les commentaires sont fermés.