Dans la région des Prairies, des amis dédient une période de service à ‘Abdu’l-Bahá

Publié le : 2022/05/09

Au cours de l’été 2021, le conseil bahá’í de l’Alberta et celui de la Saskatchewan et du Manitoba ont collaboré pour inviter les amis de la région à offrir de servir la Cause pendant une certaine période. Motivés par le désir de plaire à ‘Abdu’l-Bahá au cours de l’année du centenaire de sa mort, environ 50 amis ont répondu à l’appel : certains ont offert de servir à temps plein durant l’été, d’autres ont offert de servir neuf jours consécutifs à chaque cycle du plan d’un an, et d’autres encore ont offert une année complète jusqu’au Ridván 2022. Un espace a été créé pour que ce groupe puisse se réunir chaque semaine, du lundi au jeudi, pendant quelques heures, pour étudier, réfléchir et se raconter des histoires sur la vie de ‘Abdu’l-Bahá. Environ une douzaine d’amis du groupe participent depuis juillet à ces réunions hebdomadaires.

Photo 4 CroppedDes enfants se rassemblent à l’un des deux camps de l’été 2021 pour enfants dans le quartier Blue Quill d’Edmonton, en Alberta.

Lorsqu’Alice Chachana a décidé de s’engager à offrir une année de service tout en travaillant à plein temps, une amie lui a demandé : « Comment vas-tu gérer cela ? » Alice a répondu : « Je ne sais pas. D’une manière ou d’une autre. Quelque chose va s’arranger. » Comme Alice l’avait prédit, quelque chose s’est effectivement passé, mais pas de la façon à laquelle elle s’attendait, car une semaine avant le début de sa période de service, elle a été licenciée de son emploi.

Pendant les deux mois suivants, elle a eu de nombreuses entrevues pour différents postes, sans succès. Après sa dernière entrevue, elle a confié à son groupe de service que ses circonstances l’angoissaient.

« Je me suis sentie trahie », a dit Alice, « mais le lendemain matin, j’ai compris que ce n’était pas comme ça que ‘Abdu’l-Bahá se comporterait. J’ai alors pensé que Bahá’u’lláh avait fait du service une priorité. » Après avoir eu cette réflexion, Alice a commencé à voir que sa situation confirmait qu’elle devrait se concentrer sur son année de service.

Elle a consacré son année à servir à plein temps à Blue Quill, un quartier cible d’Edmonton où elle avait récemment emménagé, et à servir en tant que coordonnatrice des classes pour enfants du groupement.

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Des enfants jouent pendant un camp pour enfants de l’été 2021 dans le quartier Blue Quill d’Edmonton, en Alberta.

L’été dernier, elle a organisé deux « camps » pour les enfants du quartier – l’un étant un « camp » de fin de semaine auquel dix-huit personnes ont participé et l’autre un « camp » de quatre jours comptant onze participants. Deux jeunes du quartier ont aidé Alice à en organiser les activités ; l’un des jeunes continue à l’aider à enseigner aux enfants chaque semaine. Alice espère accompagner ce jeune et d’autres membres du groupement dans l’étude du cahier Ruhi numéro 3, intitulé Enseigner des classes pour enfants, afin qu’il puisse former sa propre classe.

Marilee et David Rhody, de Grand Prairie (Alberta), sont tous deux retraités. Leur principale motivation pour se consacrer à servir à temps plein l’année dernière dans le groupement Peace en Alberta était leur amour pour ‘Abdu’l-Bahá. Le fait qu’ils n’avaient pas d’obligations professionnelles a également rendu leur décision plus facile. Pendant la période durant laquelle ils ont servi, ils ont aidé à renforcer les réunions de prière dans leur groupement et se sont rendus dans d’autres communautés pour les aider à mener leurs activités de base.

Le couple a gardé le contact avec les organisations locales et les divers groupes éducatifs, culturels et de soutien qui faisaient partie de leur vie quotidienne avant le début de leur période de service à plein temps. Ils entretiennent ainsi les relations qu’ils avaient établies dans la communauté, tout en s’efforçant d’en créer de nouvelles. Ils considèrent leur période de service cette année comme un aspect cohérent de leur vie quotidienne, mais leurs efforts et leur planification exigent une plus grande intensité.

Pour établir de nouvelles relations au sein de leur propre communauté, le couple a passé du temps à se promener dans son quartier, à rencontrer ses voisins et à inviter les personnes intéressées à prendre le thé, dans l’espoir de former de nouvelles amitiés et d’avoir des conversations sérieuses.

En plus du travail effectué dans leur propre quartier, le couple a également passé du temps à visiter les groupements voisins, comme celui de Lesser Slave Lake, où les communautés bahá’íes sont petites et parfois isolées, et à offrir des cours aux amis. Par exemple, dans un cas, le couple a rendu visite à un ami à Fort St. John (Colombie-Britannique), puis s’est rendu à Dawson Creek (Colombie-Britannique) pour offrir d’étudier en personne le cahier Ruhi numéro 2, intitulé Se lever pour servir. À peu près au même moment, ils se sont également rendus à Fairview (Alberta) pour aider des amis à terminer l’étude en présentiel du cahier Ruhi numéro 2.

Au cours de l’année écoulée, les Rhody ont également étudié le cahier Ruhi numéro 5, intitulé Libérer les pouvoirs des préjeunes et ils aiment apprendre dans ce contexte. Ils espèrent que l’étude de ce cahier pourra aider les jeunes de leur communauté.

Photo 1 Cropped Again AgainUn cercle d’étude du deuxième cahier Ruhi dans le groupement Peace s’est réuni chaque semaine dans un parc pendant les mois de juillet et d’août 2021 : Donna Lof, Beverly Rolling, Eric Lof, Marilee Rhody et David Rhody).

Beverly Rolling, une autre personne retraitée du groupement Peace, était déjà animatrice dans sa communauté lorsque son année de service à plein temps a commencé. Dans son hameau de Whitelaw du nord de l’Alberta, il y a deux groupes de préjeunes et une classe pour enfants. Beverly anime ces trois activités de base en compagnie de sa petite-fille et de quelques amis.

Bien que sa période de service soit centrée sur ces activités à Whitelaw, Beverly espérait également accomplir certaines choses dans son rôle de direction au centre pour personnes âgées de sa localité. L’année dernière, une occasion s’est présentée de relier les deux initiatives.

Les groupes de préjeunes et la classe pour enfants se réunissaient dans une ferme, mais ils avaient besoin de trouver un local plus grand pour permettre à davantage de participants de se joindre aux activités. Parallèlement, le groupe de personnes âgées souhaitait se rapprocher des membres de la collectivité et augmenter le nombre de personnes qui utilisaient ses locaux. Ces deux besoins étaient liés en raison du rôle de Beverly, et parce que d’autres membres du groupe d’aînés avaient un lien avec les participants de la classe pour enfants et du groupe de préjeunes. À partir de septembre, les activités de construction communautaire ont commencé à se dérouler au centre pour personnes âgées.

« Il s’agit d’un changement important dans l’orientation du groupe d’aînés, qui n’utilise plus ses installations uniquement pour des activités et des locations pour des aînés, mais qui ouvre ses portes pour développer les liens communautaires », explique Beverly.

Photo 11 CroppedUn groupe de préjeunes animé par Beverly Rolling et sa petite-fille, Casey.

Cette année, Beverly et les autres amis du groupe de service des Prairies ont appris à planifier systématiquement leur période de service. Il s’agissait notamment de se familiariser avec les habitants des collectivités qu’ils servent et de répondre aux besoins des différentes populations de ces collectivités par le processus de l’institut.

La planification a pris une tournure très différente pour les trois femmes qui offrent neuf jours de service consécutifs à chaque cycle de trois mois du plan d’un an dans le quartier Hillsdale Whitmore Park de Regina (Saskatchewan). En ce qui concerne la planification de leur service, l’une d’elles, qui s’appelle Marion, a expliqué : « Nous nous sommes lancées en sachant que nous n’allions pas nous surmener. Il n’était pas question d’avoir un horaire de neuf à cinq ou de travailler la nuit. Nous allions travailler en fonction de nos rendez-vous et de nos autres engagements. Après nous être consultées à ce sujet, nous avons pu établir un horaire. »

Toutes retraitées ou semi-retraitées, les trois amies – Joanne, Marion et Bahirih – se sont inscrites séparément au programme de l’année de service, mais ont formé une équipe lorsqu’elles ont appris qu’elles s’étaient engagées pour la même période. Dans son appel, le Conseil bahá’í avait demandé que l’on « suive les traces de ‘Abdu’l-Bahá », et, outre la nature flexible du programme et de l’horaire, c’est ce qui a incité les trois amies à s’inscrire.

Elles ont choisi de servir dans le quartier Hillsdale Whitmore Park parce que Joanne vivait et travaillait déjà comme animatrice dans ce quartier. Elles ont décidé d’utiliser la première période de neuf jours pour chercher des jeunes du quartier qui seraient intéressés à servir comme animateurs avec Joanne.

L’équipe s’est réunie quelques jours avant le début de la première période de neuf jours, qui a commencé en août, pour planifier son programme d’étude et d’action. Elles ont décidé d’avoir chaque jour une forme d’action et d’étude ; leur étude du lundi au jeudi se ferait avec le reste du groupe de service des Prairies.

Grâce à cet effort, pour la première fois depuis plusieurs années, il a été possible de visiter les gens de porte-à-porte dans le quartier Hillsdale Whitmore Park. La fille de Marion a préparé un dépliant pour l’équipe. Elle y a inclus un code QR, qui renvoie au site Web du groupement Vancouver pour le programme d’autonomisation spirituelle des jeunes. « Nous n’avons donné le dépliant qu’aux personnes intéressées, nous ne l’avons pas mis dans les boîtes aux lettres des gens », explique Joanne.

Le premier jour, l’équipe a fait des repérages dans le quartier pour évaluer la réceptivité des voisins aux activités de base. Le deuxième jour, l’équipe a commencé à faire du porte-à-porte et a trouvé neuf personnes qui étaient ouvertes à avoir des conversations avec l’équipe. L’enthousiasme suscité par la réceptivité des gens a incité l’équipe à s’entretenir le lendemain des prochaines étapes avec Helen Mirkovich-Kohm, membre du Conseil régional qui accompagne le programme de service des Prairies.

Le troisième jour, avant leur consultation avec Helen, les membres de l’équipe ont été confrontés à leur première crise lors de leur travail pour prendre contact avec les gens : aucune d’elles n’était motivée à servir ce jour-là. Elles ont commencé à se demander si elles prenaient les bonnes dispositions et s’il n’y avait pas d’autres choses à faire qui seraient plus bénéfiques pour le quartier. L’équipe a décidé de mettre un terme à ses efforts timides pour la journée et de se retirer au domicile de Joanne pour consulter Helen.

Helen et un membre d’un des corps auxiliaire qui s’est joint à elles au téléphone ont encouragé l’équipe dans ses efforts. Ils ont dit à l’équipe que parfois les niveaux d’énergie baissent pendant les périodes de service intensif. Ils ont également confirmé que l’équipe était sur la bonne voie et prenait les mesures nécessaires pour atteindre ses objectifs pour le quartier. Ils ont dit : « Allez-y et apprenez à connaître ces gens, apprenez à connaître le quartier, faites-vous des amis et demandez aux contacts que vous avez établis d’aider le groupe de jeunes déjà en cours », explique Marion. Et nous avons pensé : « C’est facile, nous pouvons le faire ». « Entendre cela nous a encouragées », poursuit-elle.

L’équipe a commencé à étudier les documents de la conférence de jeunes de 2013 pour se préparer à approfondir les conversations avec les voisins qui se sont dits intéressés à animer des activités. Ils ont mis au point un document contenant des passages utiles qu’ils pourraient étudier avec d’autres. Le matin du neuvième jour, dans un parc, ils ont commencé à étudier le document avec un jeune qui était intéressé et ils ont également décidé de l’étudier avec une mère intéressée à aider le groupe de jeunes.

Réfléchissant à la première période de neuf jours, Marion a déclaré :

Nous avons appris qu’il est important de nous ménager, et de lire notre réalité. Nous lisions chaque jour notre réalité en fonction de notre âge, de la température extérieure, de nos autres engagements quotidiens. Nous voulions être flexibles dans nos attentes et faire preuve de gentillesse et de patience dans le contexte du processus. Il était essentiel d’avoir le soutien l’encouragement et les conseils des membres des corps auxiliaires et d’Helen.

L’équipe espère continuer à nouer des amitiés avec ses nouveaux contacts et inviter d’autres personnes à aider les groupes de préjeunes et les camps saisonniers pour acquérir de l’expérience au service de la communauté.

Des circonstances diverses ont, cette année, amené chacune de ces amies à offrir une période de service à plein temps à la Cause, mais Marilee Rhody a exprimé un sentiment commun à tous, à savoir que « la raison la plus importante pour laquelle nous faisons tous cela est par amour pour ‘Abdu’l-Bahá. Nous avons voulu nous rapprocher de Lui et offrir ce que nous pouvions, en nous inspirant de ses actions constantes au service des autres. »